SUCCESS STORY-PROJET REMA UNICEF BURUNDI: Le sauvetage d'une grossesse extra-utérine rompue

SUCCESS STORY-PROJET REMA UNICEF BURUNDI: Le sauvetage d’une grossesse extra-utérine rompue

Le 8 août 2026, dans les couloirs de l’hôpital Réma, chaque minute comptait. Une jeune réfugiée congolaise, enceinte, est arrivée au bord de l’hémorragie fatale. Grâce à la rapidité d’une équipe mobilisée et déterminée, ce qui s’annonçait comme une tragédie annoncée s’est achevé par une renaissance.

L’essentiel en un coup d’œil

Une femme enceinte, réfugiée congolaise, a été admise en état de choc hypovolémique à l’hôpital Réma. L’échographie d’urgence a révélé une grossesse extra-utérine rompue, une urgence gynécologique redoutable. Plus de trois litres de sang ont été aspirés de son abdomen. Sortie sans complication huit jours plus tard, elle a aujourd’hui repris le fil de sa vie au sein de sa communauté.

Dans la commune de Ruyigi, province de Buhumuza, au cœur du camp de Busuma, une jeune femme enceinte a vu sa vie basculer en quelques heures. Réfugiée, loin des siens, elle a ressenti les premiers signes d’un drame silencieux : des saignements abondants, une douleur pelvienne lancinante, un état général qui se dégradait à vue d’œil.

Conduite à l’hôpital Réma le 8 août 2026, elle est arrivée dans un état critique. Son visage était pâle, son pouls s’accélérait dangereusement, sa tension artérielle chutait. Les sueurs froides, la soif intense et l’agitation trahissaient un corps en train de lâcher prise. Tous les signes d’un choc hypovolémique étaient réunis.

 Un diagnostic posé sans délai

En parallèle, le bilan pré-transfusionnel et le groupage sanguin ont été lancés, le taux d’hémoglobine évalué, et le bilan pré-opératoire complété pour préparer l’intervention qui s’imposait.

La course contre la montre au bloc opératoire

  • Remplissage vasculaire pour stabiliser la circulation sanguine.
  • Transfusion sanguine pour compenser les pertes massives.
  • Conditionnement rapide de la patiente pour le bloc opératoire.

 Des mains fermes face à l’urgence

  • Ouverture de l’abdomen (laparotomie).
  • Aspiration de plus de trois litres de sang — précisément 3 litres et 100 millilitres.
  • Traitement de la grossesse extra-utérine par salpingectomie.
  • Hémostase et toilette péritonéale pour sécuriser l’intervention.
  • Fermeture de la paroi abdominale plan par plan.

Une évolution qui redonne espoir

Le suivi post-opératoire s’est déroulé sans la moindre complication. Huit jours après l’intervention, le 16 août 2026, la patiente quittait l’hôpital, guérie et debout. Aujourd’hui, elle a repris ses activités et retrouvé sa place au sein de sa communauté du camp de Busuma. Une victoire silencieuse, mais immense, sur la maladie comme sur le destin.

L’impact concret de l’appui de l’Unicef Burundi

Ce sauvetage n’aurait pas été possible sans un appui solide. L’appui de l’UNICEF via les fonds de la Banque Mondiale sous le leadership du Ministère de la sante Publique, exécuté sur le terrain par Global Development Community Burundi, a permis de réunir les conditions d’une prise en charge exemplaire :

  • Une échographie de qualité pour un diagnostic rapide et fiable.
  • Des médecins, des infirmières et les équipements nécessaires à des soins de qualité.
  • Un bloc opératoire disponible, doté de lampes scialytiques pour une intervention précise.

Conclusion : une vie, toute une communauté

Cette réfugiée, admise en état de choc hypovolémique pour une grossesse extra-utérine rompue, a été sauvée grâce à un diagnostic échographique rapide, une équipe mobilisée et un bloc opératoire équipé.   

Tout cela a été rendu possible par l’appui de l’UNICEF, exécuté par Global Development Community Burundi.

Une vie sauvée, une femme qui retrouve sa place au sein de sa communauté : c’est tout le sens de cet appui, et la preuve concrète et vivante de son impact sur le terrain.

Nous exprimons notre profonde gratitude à l’UNICEF Burundi pour son partenariat stratégique avec le Ministère de la Santé Publique, ainsi que pour son appui technique et financier à la mise en œuvre d’interventions essentielles qui contribuent à sauver des vies, grâce aux ressources du fonds PRRUS de la Banque mondiale.

Nous réaffirmons notre reconnaissance au leadership du Ministère de la Santé Publique dans la coordination de ces efforts, avec l’appui de Global Development Community Burundi, au service du renforcement durable du système de santé et du bien-être des populations burundaises.

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