SUCCESS STORY-PROJET REMA UNICEF BURUNDI :Le sauvetage d'une rupture utérine sur utérus cicatriciel

SUCCESS STORY-PROJET REMA UNICEF BURUNDI :Le sauvetage d’une rupture utérine sur utérus cicatriciel

Il est 23h50, ce 13 août 2026. Dans la nuit silencieuse de l’hôpital Réma, une femme de 38 ans franchit les portes des urgences, portée entre la vie et la mort. Grâce à un appui qui ne dort jamais, une équipe entière se lève pour elle. Ce qui aurait pu être un drame de plus s’est achevé en une victoire de la

vie.

L’essentiel en un coup d’œil

Dans la nuit du 13 au 14 août 2026, une réfugiée congolaise de 38 ans, en état de choc hypovolémique, a été admise à 23h50 pour une rupture utérine sur utérus cicatriciel. Mobilisée en pleine nuit — cinq médecins, des anesthésistes, un infirmier — l’équipe a pratiqué une laparotomie d’urgence avec hystérectomie d’hémostase, sauvant une patiente au bord du gouffre. Sortie au dixième jour, elle a retrouvé les siens.

Une nuit ordinaire, une urgence qui ne l’est pas

Réfugiée congolaise transférée depuis le camp de Busuma vers L’hopital Rema, cette parturiente de 38 ans portait sur elle les stigmates silencieux d’un utérus fraîchement cicatriciel — une fragilité invisible qui, cette nuit-là, a failli lui coûter la vie. Arrivée à 23h50 pour des douleurs lombopelviennes intenses et des métrorragies, elle présentait les signes avant-coureurs d’un drame obstétrical : l’anneau de Bandl, ce signe clinique redoutable qui annonce l’imminence d’une rupture, et un fœtus devenu mobile dans l’abdomen. Le tableau était sans appel : un état de choc hypovolémique s’installait, menaçant à la fois la mère et son enfant.

Un diagnostic qui ne souffre aucun délai

Le diagnostic fut posé sans hésitation : une rupture utérine sur utérus fraîchement cicatriciel, une urgence obstétricale majeure mettant en jeu deux vies à la fois. Dans ce type de situation, chaque minute de retard se paie en vie humaine.

 La nuit où tout un hôpital s’est levé

C’est ici que l’appui de l’UNICEF, mis en œuvre sur le terrain par Global Development Community Burundi, prend toute sa dimension. Car un tel sauvetage ne s’improvise pas : il exige des hommes et des femmes prêts à répondre présents à toute heure, et un plateau technique digne des situations les plus graves.

Cette nuit-là, cinq médecins, des anesthésistes et un infirmier ont été mobilisés en quelques instants. La patiente a été immédiatement préparée : transfusion sanguine pour compenser les pertes, mise en place de solutés pour stabiliser son état. Une chaîne humaine, huilée et réactive, s’est mise en mouvement pour une seule personne — une réfugiée que beaucoup auraient pu oublier, mais que personne ici n’a laissée tomber.

Au bloc opératoire : le combat décisif

Au bloc, le constat confirmait le pire : un hémopéritoine massif, un fœtus nageant dans l’abdomen, et une rupture longitudinale étendue vers le ligament large droit. L’hémorragie était incontrôlable, intarissable par les seuls moyens conservateurs.

Des actes précis, une vie en jeu

  • Laparotomie d’urgence pour accéder à la cavité abdominale.
  • Hystérectomie d’hémostase, seule option capable d’arrêter le saignement mortel.
  • Lavage soigneux de la cavité abdominale.
  • Pose d’un drain, puis fermeture de la paroi.

La décision de l’hystérectomie, lourde pour une mère, s’est imposée comme l’unique issue face à une rupture étendue, un utérus fragilisé et un choc hypovolémique avancé. Ici encore, c’est l’expérience et le sang-froid d’une équipe chevronnée qui ont fait la différence.

Une évolution qui répare une famille

Le suivi post-opératoire s’est déroulé sans la moindre complication. Au dixième jour, la patiente a été autorisée à regagner son foyer. Plus qu’une sortie d’hôpital, c’est une famille entière qui a été préservée de l’effondrement, et une communauté du camp de Busuma qui a retrouvé l’une des siennes.

Une évolution qui répare une famille

Le suivi post-opératoire s’est déroulé sans la moindre complication. Au dixième jour, la patiente a été autorisée à regagner son foyer. Plus qu’une sortie d’hôpital, c’est une famille entière qui a été préservée de l’effondrement, et une communauté du camp de Busuma qui a retrouvé l’une des siennes.

Un appui qui change la donne pour les réfugiés congolais

Cette success story n’est pas un cas isolé : elle illustre ce que l’appui de l’UNICEF Burundi via les fonds de la Banque Mondiale sous le leadership du Ministère de la sante Publique, exécuté par Global Development Community Burundi, rend possible chaque jour pour les réfugiés congolais, parmi les plus vulnérables du Burundi.

  • Du personnel soignant disponible même de nuit, pour ne jamais laisser une urgence sans réponse.
  • Un matériel adéquat pour la chirurgie lourde, des échographies de qualité et un bloc opératoire équipé.
  • Une prise en charge qui place les réfugiés vulnérables au cœur des priorités, sans distinction et sans condition.

Pour une femme réfugiée, loin de son pays, souvent sans ressources ni repères, pouvoir être accueillie, diagnostiquée et opérée en pleine nuit par une équipe complète est bien plus qu’un soin : c’est la reconnaissance de sa dignité, et la promesse tenue que sa vie compte. C’est cela, la force d’un partenariat bien pensé, au service de celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Conclusion : une vie sauvée, une communauté renforcée

Cette patiente de 38 ans, admise en état de choc hypovolémique pour une rupture utérine sur utérus cicatriciel, a été sauvée grâce à une équipe mobilisée en urgence et à un plateau technique adapté. Cette réussite est le fruit direct du partenariat entre l’UNICEF et Global Development Community Burundi.

Une vie sauvée, une famille préservée, une communauté renforcée : c’est tout le sens de cet appui, et la preuve concrète, humaine et vivante de son impact sur le terrain.

Nous exprimons notre profonde gratitude à l’UNICEF Burundi pour son partenariat stratégique avec le Ministère de la Santé Publique, ainsi que pour son appui technique et financier à la mise en œuvre d’interventions essentielles qui contribuent à sauver des vies, grâce aux ressources du fonds PRRUS de la Banque mondiale.

Nous réaffirmons notre reconnaissance au leadership du Ministère de la Santé Publique dans la coordination de ces efforts, avec l’appui de Global Development Community Burundi, au service du renforcement durable du système de santé et du bien-être des populations burundaises.

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